Compte Rendu des différentes réunions internationales

 

33ème Assemblée Générale de l'EMU à Bruxelles

25-26 Avril 2008

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32ème Assemblée Générale de l'EMU à PECS en Hongrie

16-21 Mai 2007

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Délégation Slovène

22-26 avril 2007

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"L'enseignement pour adultes dans les écoles de musique : nouvelles pistes"

 

Étude menée par quatre écoles de musique européennes

avec le soutien du programme européen Grundtvig II

 

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 Assemblée Générale de l’EMU

25 – 26 avril 2008

BRUXELLES

 L’EMU, Union Européenne des Écoles de Musique, a tenu son assemblée générale 2008 à Bruxelles, les 25 et 26 avril derniers : l’occasion pour cette association internationale et ses membres, issus de 26 pays, de faire le point sur les enjeux pour notre continent en matière d’enseignement artistique.

Ø      Une Europe de la diversité et de la créativité

Diversité et créativité : tels furent les maîtres mots de cette assemblée générale 2008. En novembre 2007 à Bratislava, une rencontre du Praesidium de l’EMU avec Jan Figel, commissaire européen en charge de l'éducation, de la formation, de la culture et du multilinguisme, avait déjà situé le débat : l’Union Européenne souhaite l’unité dans la diversité, et prend progressivement conscience du rôle central de la culture. Le 10 mai 2007, la commission européenne a d’ailleurs adopté une « stratégie culturelle pour l’Europe à l’ère de la mondialisation ». Ce texte, au-delà de réaffirmer l’importance de la culture dans le développement des individus et des communautés, propose un agenda culturel pour l’Europe. Trois grands objectifs devront guider l’action des institutions européennes, des États membres et des acteurs culturels :

-         La promotion de la diversité culturelle et du dialogue interculturel ;

-         La promotion de la culture en tant que vecteur de créativité dans le cadre de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi ;

-         La promotion de la culture en tant qu’élément indispensable dans les relations extérieures de l’Union.

Leonor Wiesner, membre de la direction générale en charge de la culture et de l’éducation de l’Union Européenne, est venue à Bruxelles préciser les enjeux. Dans un monde globalisé, caractérisé par l’intensification des flux migratoires et la montée en puissance de pays tels que la Chine et l’Inde, deux priorités se dessinent, qui font prendre conscience à l’Union Européenne du rôle de l’éducation et de la culture : la citoyenneté et la créativité. L’éducation à la citoyenneté doit en effet permettre à des européens d’origines toujours plus diverses de vivre ensemble ; quant à la créativité, elle est indispensable au développement d’une Europe de l’innovation, condition de sa survie sur le plan économique ! L’Europe, qui n’a aucun pouvoir sur les États en matière culturelle, en vertu du fameux principe de subsidiarité, a néanmoins un rôle incitatif à jouer. A la lumière de ces analyses, l’enseignement artistique est désormais considéré comme susceptible de favoriser la créativité, l’adaptabilité, la communication et la compréhension interculturelle. Il contribue également à l’affirmation et à la socialisation des individus. Après 2007 « année de l’égalité des chances », 2008 « année du dialogue interculturel », 2009 sera pour l’Union Européenne l’« année de la créativité et de l’innovation ».

Ø      Des systèmes d’enseignement artistique disparates

L’EMU poursuit son tour d’horizon des systèmes européens d’enseignement artistique. Après  les pays scandinaves en 2006, puis les pays de l’Est en 2007 lors du congrès de Pécs en Hongrie, 6 pays ont été présentés à Bruxelles : l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Grande-Bretagne et l’Irlande. A la lumière des différents exposés, des disparités importantes ont été mises en évidence. D’une part entre les pays où l’enseignement artistique reçoit un fort soutien de l’Etat : ainsi le Luxembourg, qui fête le 10ème anniversaire de sa loi sur l’enseignement musical, a vu le financement de l’Etat consolidé, et les salaires des enseignants doubler, voire tripler ! En Belgique, l’Etat prend également en charge les salaires des enseignants : le coût pour les usagers est de ce fait extrêmement réduit, voire gratuit pour les moins de 12 ans. A l’inverse, l’Angleterre ou les Pays-Bas connaissent des difficultés dans le financement de leurs établissements, et l’Irlande fonctionne presque exclusivement avec un système privé très coûteux pour ses usagers. Autre ligne de fracture : l’offre pédagogique, parfois traditionnelle et centrée sur la musique, ailleurs très diverse et à l’écoute des moindres soubresauts de la société. Ainsi les Pays-Bas, champions des écoles d’art, voient-ils l’émergence d’un enseignement sur de courtes périodes, favorisant, le « zapping culturel » du public. Avec quel résultat ?

En 2009 seront présentés les pays du Sud de l’Europe, dont la France…

·        Vous pouvez retrouver ces présentations, ainsi qu’un rapport annuel sur les évolutions dans chaque pays membre, sur le site de l’EMU : http://www.musicschoolunion.eu/ 

  Ø      Vers une collaboration EMU –AEC

L’AEC, association des conservatoires européens (enseignement supérieur), et l’EMU (enseignement initial), n’ont eu aucun contact pendant des années. Mais depuis peu, la prise en compte par l’Union Européenne des enjeux culturels, et la nécessité d’une réflexion commune ont incité les deux structures à se rapprocher. Il s’agit d’une part de parler d’une même voix auprès des instances européennes, et d’autre part de collaborer sur des thèmes communs. Ainsi l’AEC mène une grande enquête depuis 2004, intitulée « polifonia project », qui porte sur l’enseignement « pré supérieur ». Les instituts d’enseignement supérieur s’intéressent en effet à cette question à double titre : pour comprendre d’où viennent leurs étudiants, mais aussi parce que nombre de ces mêmes étudiants retournent enseigner, une fois formés et diplômés, dans les structures d’enseignement initial.

La présence à Bruxelles de Martin Prchal, « general manager » de l’AEC, se voulait une marque de cette « entente cordiale ». Ce dernier a souligné la baisse des demandes et du niveau en musique classique remarquée par la plupart des institutions d’enseignement supérieur en Europe, ainsi que la diversification (on y revient) des esthétiques et des types de formation.

Quelques adresses Internet utiles :

·        http://www.aecinfo.org/ : le site de l’AEC

·        http://www.polifonia-tn.org/ : tout sur le projet « polifonia » de l’AEC.

·        http://www.bologna-and-music.org/ : le processus de Bologne et la musique ; panorama des divers systèmes d’enseignement artistique en Europe.

Ø      La question des financements européens

Autre sujet à l’ordre du jour : les financements européens. Le constat est assez simple : les pays scandinaves, grâce à leur organisation, leur efficacité, leur investissement dans la culture, et les anciens pays du bloc de l’Est, par leur soif d’ouverture, sont très performants. Les autres pays, dont la France, ne le sont guère ou pas du tout ! Hormis le recours au dispositif « Erasmus » pour l’enseignement supérieur, ces derniers ignorent la plupart du temps les programmes « Comenius » ou autre « Grundtvig », en raison d’un manque de temps, de moyens, ou d’un poids excessif des contraintes administratives nationales. L’EMU entend aider ses membres à progresser dans ce domaine : un séminaire se tiendra à Livourne en Italie, du 14 au 17 octobre 2008, pour étudier concrètement la faisabilité et le montage de tels dossiers. La FFEM y sera présente, afin d’en informer l’ensemble de ses adhérents.

Pour en savoir plus :

·        site de l’agence Socrates-Leonardo : http://www.europe-education-formation.fr

  Ø      Le festival 2009 en Autriche

Enfin, l’assemblée générale 2008 fut l’occasion d’évoquer le 10ème festival musical européen des jeunes, qui se tiendra en Haute-Autriche du 21 au 24 mai 2009, sous le patronage de l’EMU. Des milliers de jeunes, âgés de 12 à 25 ans, et des centaines d’ensembles de 4 à 80 musiciens, afflueront de toute l’Europe vers la superbe région de Linz, ville d’Anton Brückner et capitale européenne de la culture en 2009. La FFEM, membre fondateur de l’EMU, engage vivement ses adhérents à participer à cet évènement exceptionnel,  qui contribue à faire de nos élèves des citoyens et des acteurs de l’Europe culturelle d’aujourd’hui et de demain. Exceptionnellement, les pré inscriptions ont été prolongées pour la France jusqu’au 31 mai 2008 :

·        En écrivant par courrier électronique à la FFEM, qui vous adressera par retour une plaquette d’inscription : info@ffemnet.com

·        En consultant le site des organisateurs : http://megahertz.at/en/welcome

·        En cliquant sur le lien « megahertz » du site de l’EMU : http://www.musicschoolunion.eu/

Philippe DALARUN

Vice président

Chargé de relations internationales*

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    L’assemblée générale 2007 de l’EMU (Union Européenne des Écoles de Musique) s’est tenue à Pecs en Hongrie, du 16 au 19 mai derniers. La FFEM y était représentée par Philippe DALARUN, vice-président chargé des relations internationales.

 

    Cette réunion coïncidait avec le grand festival qui se tient tous les 2 à 3 ans sous l’égide de l’EMU, et rassemble 10 000 jeunes venant de toute l’Europe. Un superbe spectacle d’ouverture à Budapest a mis en valeur la qualité de l’enseignement artistique hongrois, au niveau choral, orchestral mais aussi chorégraphique.

    La prochaine édition du festival aura lieu en mai 2009 à Linz en Autriche. La FFEM invite d’ores et déjà ses adhérents à participer à ce moment fort et enthousiasmant pour nos élèves et leurs enseignants.

 

    L’assemblée générale proprement dite a vu l’élection de l’allemand Gerd EICKER à la présidence de l’EMU, qui regroupe désormais 26 associations nationales.

    Une présentation de l’enseignement de la musique dans les pays de l’ancien « bloc de l’Est » a permis de mesurer  les contrastes qui existent dans ce domaine au niveau européen. Si le point commun semble être un désengagement progressif des États et de leurs moyens financiers, ces pays consacrent encore l’essentiel de leurs ressources à la formation d’une élite, dans un système encore très pyramidal, peu ouvert aux musiques dites actuelles, mais souvent de grande qualité malgré un marché de l’emploi particulièrement bas (un professeur touche un salaire mensuel moyen de 350 € en Lettonie). L’enseignement de masse n’est pourtant pas absent, souvent étatisé et intégré aux programmes scolaires, en particulier dans un pays comme la Hongrie où l’influence de Kodaly est encore très présente. Mais on est loin des politiques développées dans les pays scandinaves, ou du projet britannique présenté à Pecs et intitulé « music manifesto », qui vise à permettre à chaque jeune d’accéder à un apprentissage musical dans une grande diversité de styles, mais aussi de détecter et d’aider les jeunes talents : à la clé, un financement public de 94 millions de livres sterling en 2007… et une parfaite maîtrise de la communication.

 

    Ce congrès a vu également un premier rapprochement entre l’EMU et l’AEC (association européenne des conservatoires). Une délégation de l’AEC, dont la française Leila FARAUT, directrice des études au CRR de Strasbourg, est venue présenter son « polifonia project ». Le but est de mettre en lumière et de renforcer les liens entre l’enseignement initial et l’enseignement supérieur. Une étude est actuellement menée qui montre l’importance de l’enseignement initial pour les études supérieures : 86 % des élèves admis en conservatoire supérieur proviennent d’une structure d’enseignement initial, 14 % étant issus d’études privées.

Pour l’AEC, l’enseignement précoce est fondamental, l’enseignement initial incontournable : peut-être le début d’une réflexion globale au niveau européen, dont la prochaine étape se situera lors d’un congrès de l’AEC à Oslo en février 2008, portant sur l’enseignement initial et la formation des enseignants en Europe.

 

    Quant à l’EMU, rendez-vous est pris pour l’assemblée générale 2008 à Bruxelles : un moment important de partage d’information, de découverte des divers enjeux et des solutions mises en œuvre chez nos voisins, enfin de mise en perspective de l’enseignement artistique de notre propre pays au regard de la dimension européenne.

 Nouveau site Internet de l’EMU  : www.musicschoolunion.eu

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   La Slovénie, petit pays dynamique de 2 millions d'habitants issu de l'ex-Yougoslavie, est membre de l'Union Européenne depuis 2004

 

   Elle compte un peu plus d'une cinquantaine d'écoles de musique, dont la principale est l'académie de Ljubljana. 35 directrices et directeurs, membres de l'association slovène des écoles de musique, ont été accueillis par la FFEM du 22 au 26 avril derniers.

 

   En compagnie de Philippe DALARUN, vice-président, ils ont visité le CNSMD de Paris, le conservatoire à rayonnement régional de Boulogne-Billancourt (92), et le conservatoire à rayonnement communal de Taverny (95).

 

   Les échanges sur les systèmes d'enseignement artistique des deux pays ont été fructueux, faisant ressortir des problématiques communes concernant la place des pratiques collectives, la formation des amateurs et des professionnels, ou encore la diversité des esthétiques. Des différences de taille apparaissent pourtant : un système slovène rattaché au ministère de l'Éducation nationale, reposant sur un financement de l'État que beaucoup craignent de voir remis en cause, et un statut des directeurs qui ferait l'effet d'une bombe dans notre pays : en effet, la fonction de ces derniers est soumise régulièrement non seulement à une remise en cause de la part des élus, mais aussi à un vote des usagers.

 

   A méditer...

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